LE PAPA du PAPA de mon PAPA

Après notre ligne cognatique à mes sœurs et à moi, voyons celle agnatique,
celle de notre patronyme, celle qui débute – ou fini – par papa

J’ai déjà réalisé la lignée agnatique de mon fils
par le prisme des armes, ses ancêtres étant militaires … Une plongée dans le temps par les fiches matricules, les faits de guerre et autres distinctions militaires

Et maintenant, place à la mienne

Commençons par… Une définition « simple » de la famille agnatique …
qui remonte à … si peu de temps

LA FAMILLE AGNATIQUE ( 160 apr. J.-C. )
( J. Gaudemet, Droit privé romain, 2e éd., Paris, 2000, pp. 328-329, n. 28 ).
« Les agnats sont ceux qui sont unis par une parenté établie par des personnes de sexe masculin, comme les parents par le père, ainsi un frère né du même père, le fils d’un frère, ou les petits-fils nés de ce dernier ; ou encore l’oncle paternel, son fils et son petit-fils. Mais ceux qui sont unis par une parenté établie par les femmes ne sont pas agnats ( entre eux ), mais bien cognats, en vertu du droit naturel. Ainsi entre l’oncle maternel et le fils de la soeur il n’y a pas agnation, mais cognation. De même le fils de ma tante maternelle ou paternelle n’est pas mon agnat, mais mon cognat ( et réciproquement je lui suis uni par le même rapport de droit ), car les enfants font partie de la famille de leur père, non de celle de leur mère. » ► Source : Gaius, Institutes, I.

D’aussi loin que j’ai pu à ce jour remonter, le premier de la lignée est Jean Muller, pour lequel je n’ai aucune date ni de naissance, ni de mariage ni de décès … Trop d’homonymes pour continuer plus avant … Voici donc 6 générations seulement de Muller


Alors, ce patronyme
Oh combien commun … D’où vient-il ? Que signifie-t-il ?

Muller est, avec Meyer et Schmitt, le nom le plus courant en Alsace …
Blaise, mon Sosa 32 sera marié par un maire nommé Meyer … En pays Alsacien


Le patronyme Muller (ou Müller ou encore Mueller) désignait dans l’Est un meunier …. Un meunier … ou celui qui vivait à coté d’un moulin … c’est un nom de famille d’origine germanique …
C’est le nom de famille le plus répandu en Allemagne et en Suisse, et le cinquième en Autriche ….89 892 résultats pour ce patronyme dans le seul Haut-Rhin, d’où est originaire ma lignée agnatique

On recense aujourd’hui environ 59 300 Muller en France … Dont papa

Aucun des Muller de ma branche n’est pour autant meunier de son état … Excepté peut-être Jean dont je ne sais rien … Blaise était vigneron, Maurice menuisier, Edouard commerçant, Marcel Expert-comptable , et papa fut réviseur et chef d’entreprise

Bref, un patronyme courant
Bien embarrassant pour remonter sur ses ancêtres
trop de « possibles » ancêtres
trop peu d’actes en ligne pour valider une filiation

Un petit tour aux AD du Haut-Rhin sera un jour dans mon programme
mais en attendant la retraite, je devrais me contenter de six générations
de Muller


Voyons les MULLER de ma lignée agnatique
Je vous les présente sans farine ni moulin tambour ni trompette

J’aime bien les frises …. Grace à elles, certains détails sautent aux yeux


• Blaise perd son père à 20 ans et décède quand Maurice en a à peine plus de 10
• Edouard aura son fils, mon grand-père sur le tard, dans le dernier quart de sa vie


Commençons notre promenade par le patriarche, celui dont on ne sait rien … ou presque
JEAN MULLER

Jean dont les seuls renseignements en ma possession, sont ceux mentionnés sur l’acte de mariage de son fils Blaise … Blaise, fils majeur de feu Jean MULLER et de feue Marie Anne BLOSSER vivants conjoints domiciliés en cette commune de Hartmannswiller … Voilà qui établi le lien de parenté entre mon Sosa 32 et ses parents

… Jean et son épouse ont perdu la vie tous les deux avant 1807

Leurs survivront les trois fils issus de leur union … Dont mon Sosa 32, BLAISE


Blaise MULLER * et son jumeau Joseph sont nés et baptisés …. Leur vie commence en ce 19 juin 1780 … à Hartmannswiller … Défiant toutes les statistiques, Blaise et Joseph sont nés viables – et vivront jusqu’à l’âge adulte

En 1782, à Hartmannswiller une épidémie de peste fait 82 victimes en quelques jours…. Plus de 10% de la population …. Les jumeaux ont deux ans, leur frère ainé en a 15 …. Les trois enfants et leurs parents survivront … Ils sont résistants ces petits jumeaux

Blaise n’ira pas à l’école, non plus que Joseph ….
Les garçons grandiront et atteindront leur majorité …. Leurs parents ne sont déjà plus …. Et Blaise est parti s’établir à Soultz-Haut-Rhin

les témoins du jeune marié sont Joseph domicilié à HARTMANAWILLER âgé de 27 ans frère de l’époux et Jean domicilié au dit lieu, âgé de 40 ans frère de l’époux … les deux autres témoins ne sont pas parents avec les mariés

Madeleine lui donnera 2 filles, Rose née en 1807 et Madeleine en 1811 .

Le couple aura un dernier enfant, un fils prénommé Maurice … mon ancêtre, né en 1818 qui vivra une vie de fils unique … A Soultz-Haut-Rhin qui deviendra le berceau des Muller suivants, jusqu’à la moitié du XIX° siècle, en ce qui concerne notre branche


Le 10 septembre 1831, à peine âgé de 51 ans, à 8 heure du matin, dans sa petite maison de vigneron, Blaise rendit son dernier soupir … Madeleine lui survivra neuf années et partira à son tour le 26 juin 1840

…. Maurice est un homme alors, il a 22 ans

(* J’ai consacré tout un article à Blaise …
Mais il n’est pas encore publié)


Nous sommes maintenant en 1840, Maurice Muller est orphelin de père et de mère en cette année … Il vit toujours à Soultz-Haut-Rhin, où il se fiance avec Agnès WITSCHGER …. Les deux amoureux se marient le 10 janvier 1842

Il est probable que le couple s’installera dans la maison qu’ils occuperont encore en 1866 , sise 150 rue du fossé à Soultz-haut-Rhin … avec 2 de leurs enfants … Des enfants, ils en auront six … trois garçons – dont Edouard mon ancêtre – et trois filles

La vie professionnelle de Maurice sera chaotique, il trouvera de l’ouvrage au gré des demandes, et sera respectivement :

• menuisier au jour de son mariage en janvier 1842
• journalier à la naissance d’Edouard en juin 1842
• peintre en bâtiment à la naissance Maurice et d’Elisabeth en 1844 et 1846
• fileur à la naissance de Joseph en 1849
• peintre à la naissance d’Agnès en 1855
• menuisier à la naissance de Charles en 1857
• Ouvrier au recensement de 1866

Maurice s’éteindra en 1874 … Son aîné, mon arrière-grand-père Edouard, n’est déjà plus à Soultz, et est âgé de 32 ans


Revenons deux ans en arrière, deux ans avant le décès de Maurice ….
Nous sommes à Paris en 1872 ….

Edouard Muller *, le fils aîné de Maurice et Agnès se trouve en ce moment même, dans la capitale, dans le 18ème arrondissement, où il vit 86 boulevard de la chapelle …. De sa naissance le vendredi 3 juin 1842 à Soultz-Haut-Rhin, le voici au jour du 5 mars 1872 à la mairie du 18° pour se déclarer Français … Son sol d’origine étant passé aux mains de l’envahisseur allemand … Son frère Joseph, lui aussi à Paris, fera la même démarche ….

Année riche en événements pour Edouard, le 29 août de cette année 1872, il publiera ses bans avec celle qu’il épousera le 7 septembre de cette même année 1872

Après le décès de son père … en terres devenues allemandes, Edouard partira s’établir dans l ’ Empire Russe, en Ukraine, dans la ville d’Odessa où je le retrouve époux de la sœur de son premier amour !!! C’est à Odessa que naîtront ses cinq enfants … Ses deux épouses successives, les sœurs Jesslen ne sont plus dans son « paysage » et il épousera celle qui est mon arrière-grand-mère et qui lui donnera 3 de ses 5 enfants … Dont Marcel mon grand-père

Ainsi, Edouard aura quitté son Alsace natale pour Paris, puis pour Odessa

Je n’ai aucune trace ni d’un retour en France, ni d’un décès outre frontière que ce soit d’Edouard, de Dorothéa, sa seconde épouse ou de ses deux filles nées chacune de ses amours ….
La seule trace d’Édouard que j’ai pu retrouver, est la mention « fils de feu Edouard et de feue Dorothée Hepper » sur la fiche matricule d’Henri Muller, fils aîné d’Edouard et de Dorothée …. fiche de 1916 …. Edouard aurait eu 74 ans


Leur puîné, mon grand-père Marcel sera de retour en France avant ses vingt ans

Retrouvez Edouard ici


A 20 ans, mon grand-père Marcel Théodore Muller n’est plus à Odessa où il est né le 23 mars 1902 …

C’est toujours à Paris qu’il rencontrera sa future épouse ma grand-mère, Espagnole naturalisée … Ils convoleront le 4 juin 1932

Sergent au cours de la seconde guerre mondiale, il sera fait prisonnier au frontslag 142…. De retour de la guerre, le couple qu’il forme avec ma grand-mère restera à Paris avant de divorcer en 1949

De cette union, ne naîtra qu’un seul enfant …. en 1939 … Gérard Marcel …. mon père


Marcel quittera la métropole et sa capitale pour s’établir en Martinique … D’où son surnom de « pépé de la Martinique » …. Un grand-père fort peu présent et qui s’éteindra en 1994, le 23 mars à Biarritz, non sans avoir préalablement divorcé de sa seconde épouse, que je n’ai pas connue


Papa a 55 ans, son père n’est plus, ni son oncle Henri … Seule, reste fidèle au poste ma grand-mère « Loulou » qui disparaîtra à son tour 11 ans plus tard, le 12 septembre 2005


Gérard Marcel Muller, papa pour ses trois filles – a donc 66 ans quand sa mère bien-aimée disparaît …. Il a vu le jour à Paris, en 1939, le 7 octobre …. déclaré en la mairie du 15ème arrondissement

Il aura grandit à Paris, aux cotés de sa mère et de ses grands-parents maternels, faisant la joie de son pépé Aviles, dans l’atelier duquel il jouait … parfois, quand le temps le permettait

Marié depuis maintenant 57 ans avec Claude, notre mère …

Il est le dernier des mâles Muller de cette branche
… dont mes deux sœurs et moi sommes issues

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3 réflexions sur “LE PAPA du PAPA de mon PAPA

  1. Pour une liste agnatique cela se lit bien (d’une traite) . Il faut dire que les lieux, les métiers, les épouses ,…sont varié(e)s .

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