#DéfiNapoléon

Dans l’ombre de Napoléon Bonaparte il y avait son chirurgien

Joseph Augustin Apollinaire EMERY

Un des deux artisans du retour de l’ile d’Elbe

Qui est-il pour nous ?
Véronique, Arielle et Virginie sont des descendantes à la 6e génération d’un cousin issu de germains de Joseph Augustin Apollinaire EMERY.
En effet, Claude Emery et Anne COUTURIER sont en même temps
• des ancêtres à la 9e génération de Véronique, Arielle et Virginie
• des arrière-grands-parents de Joseph Augustin Apollinaire Emery

Un collatéral  à la vie riche en évènement

Né en 1786 au Grand-Lemps, en Isère, il y décèdera en 1821 … A peine agé de 35 ans

… et sans descendance comme nous le verrons

Vous souvenez- vous, mes chères petites sœurs de notre ancêtre Anne Couturier, la sœur d’Estienne, le notaire de notre généalogie ??

Qualifiée de « demoiselle » elle grandira auprès de ses frères au Grand-Lemps où elle se mariera avec Claude Emery auquel elle donnera pas moins de 12 enfants avant de s’éteindre dans la cité de ses aïeux le 24 octobre 1754 à 74 ans …

Parmi ses 12 enfants, Alexi notre ancêtre direct et Augustin le grand-père de celui dont il est aujourd’hui question

Qui est-il Joseph Augustin Apollinaire ?

Arrière-petit-fils d’Anne et Claude EMMERY , il est le petit-fils d’Augustin, surgeon de profession (ha, ha, je vous pose une colle ici hein ?? le surgeon est un chirurgien)

Joseph Augustin Apollinaire est le 4ème des 9 enfants du couple formé par ses père et mère qui ne sont autres qu’Etienne EMERY  – médecin qui décèdera du typhus – fils d’Augustin et Thérèse Pison Delacourbassière

 … Pour la petite histoire, deux des frères de Joseph Augustin Apollinaire seront, l’un Directeur des Contributions, et l’autre Directeur des Contributions indirectes ….

Joseph Augustin Apollinaire EMERY sera connu sous son 3ème prénom, Apollinaire EMERY

« Comme moi, le Préfet était loin de soupçonner que de cet homme dépendait le succès de l’entreprise hasardée par l’ex-Empereur et peut-être la perte de l’Etat » Dixit FARNAUD, secrétaire général du département des Hautes-Alpes en 1815


C’est sans doute sa personnalité guerrière et guérisseuse – quel paradoxe – qui m’a fait me pencher sur « son cas » et pousser plus avant mes recherches sur ce collatéral

Joseph-Augustin-Apollinaire Emery, né le 25 janvier 1786, chirurgien-major, chevalier de la légion d’honneur, médecin de Napoléon à l’ile d’Elbe ainsi que pendant les cent jours, décédé au Grand-Lemps le 21 octobre 1821

Fils d’Etienne Emery et de dame Agathe Pison Lacourbassière Apollinaire est né au Grand-Lemps  le 24 janvier 1786. Comme il l’écrira lui-même il appartenait à une famille de treize enfants vivants, dont deux consanguins, deux utérins et neuf du même lit . Les siens étaient tous médecins : son père à Grenoble, son oncle paternel, Emery Toimeau, au Grand-Lemps, un autre, Claude, non loin de là à Beaurepaire (Isère). Il était donc naturel qu’il embrassât lui aussi cette profession… Couplée à une carrière militaire qui lui vaudra d’être nommé chevalier de la légion d’honneur et d’être couché sur le testament de Napoléon Ier avec une dotation de 50 000 francs

Sa bravoure et les services médicaux qu’il rendit en font un loyal sujet de l’Empereur qui saura lui témoigner sa reconnaissance. Devenu chirurgien de l’Empereur, non seulement par fidélité il le suivra dans son exil, mais il aura tant gagné sa confiance, qu’il se verra confié la délicate et périlleuse mission d’organiser le retour de Bonaparte à Paris

Apollinaire EMERY, alors âgé de trente ans, avait, comme chirurgien de la Garde, suivi Napoléon à l’île d’Elbe. Il accompagnait l’Empereur dans la marche sur Paris. Le 3 mars 1815, il reçut à Castellane un des passeports en blanc que Napoléon avait exigés du maire de cette ville et il partit en avant, comme s’il avait un congé et rentrait dans sa famille. Sur son chemin, il rencontra le général Mouton-Duvernet et lui assura que la garnison d’Antibes et que Masséna même s’étaient déclarés pour l’Empereur. Mouton écrivit au général Marchand qu’Emery allait à Grenoble et qu’il fallait l’arrêter.  Mais Emery se cacha et il avait eu le temps d’annoncer l’arrivée de Napoléon et de distribuer ses proclamations.

Ayant accompli sa mission, Apollinaire en sera « puni » par les ennemis intérieurs de SON monarque puisque sous la Seconde Restauration il fut enfermé à la prison militaire de Besançon où le chef de bataillon Prétet, rapporteur au procès intenté au général Marchand lui fit subir, le 23 février 1816 un interrogatoire sévère … Finalement libéré, il reviendra s’établir sur ses terres au Grand-Lemps

Enfin de retour, Appollinaire épouse  le 30 septembre 1817, par devant Nicolas Coulomb, adjoint à la mairie de Rives, Victorine-Pauline Blanchet, fille de riches papetiers de Rives et fervents admirateurs de l’empereur … Le mariage se fit sous le régime dotal  Pauline apportant 27.000 francs….

Joseph-Augustin-Appollinaire aspire à une vie sereine, loin de la politique ….Il s’installe au Grand-Lemps avec sa jeune épouse … Il a alors 31 ans, Victorine en a 29

Sa vieille blessure reçue en 1810,  le fait encore souffrir et il ne songe plus guère qu’à profiter d’une vie paisible de médecin civil et d’époux … Espérant une descendance

Joseph-Augustin-Appollinaire Emery ne connaitra pas longtemps la vie de famille, usé, fatigué, il s’éteindra à 35 ans … le 4 octobre 1821 … Non sans avoir appris la mort de l’Empereur

Son inhumation fut faite au Grand-Lemps, en toute simplicité … Voici son épitaphe

Au décès de son époux, Victorine et sa fille partirent s’installer à Grenoble. La petite Agathe seule enfant d’Appollinaire y décéda à l’âge de 15 ans

Vous retrouverez l’histoire d’Apollinaire Emery  sur le site de Gallica dans l’ouvrage en photo et le lien ci-dessous

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6306517s/f15.item.r=EMERY.zoom

Le dossier d’apollinaire sur la base Léonore

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