Rendez-vous ancestral dans le petit monde d’Antoinette, en plein XIXème siècle, au cœur d’un village qui n’est plus.
Un lien bien ténu nous relie…
Elle est l’épouse de
l’arrière-arrière-arrière-petit-fils
de mes Sosa 964 & 965
Aujourd’hui quartier du 20e arrondissement de Paris, Ménilmontant -l’un des principaux bastions de la Commune de Paris- était autrefois village avant de devenir faubourg de Belleville puis d’être annexé à Paris en 1860 par le baron Haussmann… C’est ici que naquit en 1852,
Antoinette Désirée Jeanne VANNIEUX…
Rencontre avec une petite collatérale
Simon VANNIEUX, estampeur de son état et natif de Reims convole en justes noces le 28 janvier 1850 à Paris 2ème, avec Françoise Bavard sa cadette de onze ans, jeune couturière de 22 ans … Il était grand temps de régulariser la situation matrimoniale de nos deux amoureux puisque la première de leurs seules deux filles est née quatre mois après la noce.
« Deux ans plus tard, je naissais dans la commune de Ménilmontant où vivaient alors mes parents » me confirme Antoinette.
« Ma sœur et moi passerons notre enfance entre Ménilmontant et Paris, au gré des déménagements de nos parents … Victoire sera marchande, comme le sera notre mère au décès de Papa en 1871… Nous aurons vécu les terribles évènement de la commune de Paris, moi chez mes parents et Victoire chez son premier mari, épousé en 1868 »
« Et toi, Antoinette es-tu mariée ? »
« Je me suis mariée bien plus tard que ma grande sœur, ce n’est qu’à l’été 1873, le 16 aout que j’épouse mon graveur, Claude Prosper RAPHAËL… Papa n’est déjà plus là pour m’accompagner à l’autel, mais maman est présente à mes noces, ainsi que Camille et Jean-Baptiste Bavard mon oncle et ma sœur dont le mari est un de mes témoins»
C’est l’acte de mariage d’Antoinette qui m’apprend son métier
Ouvrière en parapluies
Une activité que je trouve pour la première fois dans mon arbre, ouvrière en parapluies … Une petite recherche s’imposant, voilà le résultats de mes investigations concernant ce métier :
Un métier mi-masculin/mi-féminin :
- Les hommes en atelier s’affairaient au travail de coupe et de réalisation des montures, autrement dit la carcasse du parapluie, d’où leur appellation de carcassiers… La réalisation des manches était souvent confié à des artisans que en faisaient parfois de véritables œuvres d’art.
- Les femmes réalisaient la couverture du parapluie, assemblant les triangles de tissus cousus très serrés, posant les aiguillettes, et fixant la couverture sur la carcasse… Ensuite, elles posaient la rosette (pièce de tissu froncée enrobant le coulant), la choupette (pièce de tissu froncée posée sous la plaque ou servant de plaque pour une ombrelle), et les garnis (petit rond en tissu entourant la jointure des brins. Il évite à la toile de se déchirer et au brin de rouiller).
« Ce travail, me confie Antoinette, est effectué à domicile, je vais une à deux fois par semaine chercher le matériel et je rapporte mon ouvrage au même rythme. La « receveuse » le contrôle à réception … Elle, je ne l’aime pas beaucoup ( !!!). »
Assez mal rémunéré, cet emploi oblige les ouvrière à domicile à posséder leur propre machine à coudre [sauf si les pièces sont cousues main] et à payer leur fil.
« Le principal avantage dans ce travail -à domicile- est qu’il me permet d’organiser mes journées entre emploi, entretien de mon foyer, et … Enfants »
Et des enfants, Antoinette en donnera trois à son époux
Présente au mariage de ses trois enfants
- Antoinette est dite « ménagère » en juillet 1900 aux épousailles de son fils ainé Claude Prospère qui porte les prénoms de son père également présent, Eugène Elie frère cadet du marié est un des témoins.
- Sans profession au jour du mariage de sa fille en février 1901, Antoinette et son époux son présents et consentants. Angèle a pour témoins ses deux frères … Symbole d’une fratrie unie, comme il sera vérifié trois mois plus tard aux épousailles d’Eugène… Le mariage est célébré un mois tout juste avant la naissance de Sarah, seule enfant que j’ai répertoriée au couple formé par Angèle et son époux François RAINAUD-RICHARD.
- Toujours sans profession au mariage de Eugène en juillet 1901, Antoinette est accompagnée de son époux en ce jour de noce, et un des témoins n’est autre que le frère ainé du marié …
Claude et Antoinette ont mariés leurs trois enfants … Je ne leur ai trouvé qu’un seul petit-enfant, la fille de leur fille … A vrai dire je ne me suis pas étendue sur une éventuelle descendance de leurs ainés… Antoinette est désormais mère et grand-mère.
Elle qui n’était déjà plus ouvrière en parapluies en cette période où elle mariait sa marmaille….
Antoinette aura-t-elle été visiter les stands de parapluies et ombrelles qui se tenaient au champ de Mars au palais des fils, tissus et vêtements lors de l’Exposition universelle en 1900 ??
Antoinette s’éteindra le 4 juin 1926 , veuve,
laissant sa descendance poursuivre sa lignée
Ainsi que vous pouvez le constater
