En ce troisième samedi de décembre, mon Sosa 488 m’interpelle pour cette rencontre mensuelle … hors du temps, comme l’a imaginé Guillaume Chaix initiateur du #Rendez-vous Ancestral et dans l’esprit du dernier #Généathème de cette année 2023.
Noël Benoist
Mon Compagnon de rivière, déjà rencontré à bord d’une gabarre, m’invite de nouveau en ce mois de décembre.
Quoi de plus naturel… lui qui porte le prénom de Noël
Mes recherches sur lui ayant avancé, je réponds volontiers à cette seconde invitation qui se passera sur la terre ferme cette fois-ci.
Mon cher Noël, lorsque je t’ai quitté en septembre 2021 je ne savais pas tant de choses sur toi qu’aujourd’hui … Je t’ai peut-être trouvé un dernier petit frère qui porte ce prénom que je cherchais en vain dans ta fratrie … Nicolas … Saint patron des gens d’eau.
Maintenant je sais tes quatre grands-parents … Pour avoir enfin trouvé l’acte de mariage de tes parents, Louis et Anne Louise Hachette.
Mariés le 6 janvier 1728 à Lacroix Saint-Ouen, dans l’Oise, tes parents auront un premier fils six mois après les noces (il était temps de convoler !!) … Hélas, le petit Jean Louis Victor né le 6 janvier, ne survivra que quelques jours, rendant son dernier souffle le 24 février suivant.
Celui qui sera ton grand frère, Louis Charles, arrivera en 1730, et sera suivi en 1731 de ta sœur Marie Louise … Quand à toi, c’est en 1733, le 7 mars à Margny-lès-Compiègne que tu viens au monde.
Il est attribué au couple de tes parents deux autres enfants (des jumeaux dont un mort-né), le survivant étant prénommé Nicolas, né le 21 juillet 1734 à Margny-lès-Compiègne … les actes sont malheureusement lacunaires cette année-là sur le registre.
Voilà donc posée ta fratrie, ton noyau familial
A 24 ans tu convoles à Compiègne, le 20 septembre 1757 tu épouses ta promise, Radegonde PIGNÉ de trois ans ta cadette… Fille mineure d’un compagnon de rivière elle te dira « oui » devant ses père et mère, quand pour toi ne sont présents que ta mère et ton frère ainé … Absent de ces épousailles ton père prédécédé….
J’ai deux questions qui me brulent les lèvres :
« Pourquoi as-tu eu besoin d’une dispense pour contracter ce mariage ??
Vous n’aurez ton épouse et toi votre première et unique enfant
que trois ans après vos noces …
Tes absences liées à ton statut de marinier en sont-elles la cause ?? »
Comme tes parents avant toi, tu perdras ton premier né puis tu porteras en terre ta fillette … Tout juste âgée de 7 ans … Décédée deux mois avant sa mère… Geneviève ta petite est partie le 14 avril 1767 et ton épouse le 6 juin de cette même année … Elle avait à peine 31 ans … Je n’ai trouvé aucune explication à ces décès si proches l’un de l’autre.
Chagrin de père, chagrin d’époux
Quatre ans passeront avant que tu ne te maries de nouveau
avec mon ascendante
En ce jour de noce, aucun de vos parents n’est encore en vie … Ni toi ni ton épouse ne savez signer, ni même lire … Seuls vos témoins signent votre acte de mariage.
« L’époux et l’épouse ont déclarés ne savoir lire ni signer »
Le seul enfant que je vous ai trouvé est né en 1777, au cœur de l’été, le 17 août … Louis Barthélémy vous est venu après cinq ans de mariage… Il sera tailleur de pierres … Gardant pied dans le milieu de l’eau puisqu’à son mariage ses témoins [son beau-père et son cousin] sont compagnons de rivière … Louis Barthélémy sera père au moins quatre fois.
Pour la seule fois de ce rendez-vous, Noël prend la parole :
« Mon épouse est partie bien avant moi, en 1789 …
Pour ma part j’ai vu naitre deux de mes petits-enfants en 1796 et 1802
Je suis bien heureux que Louis Barthélémy ait eu deux autres petits, une belle famille »
Noel ne s’est pas remarié après son second veuvage
Il s’est éteint en 1803
Le 2 avril
Plus exactement le 2 Germinal An XI de la République Française
Compagnon de rivière jusqu’à son dernier jour
Deux fois veuf
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« Légende de Noel en Picardie »
Crépy-en-Valois, en terre Picarde, est située à 25 km de Margny-lès-Compiègne où est né Noel
« Vous avez sans doute entendu parler de cette ancienne tradition qui consiste à mettre vos souliers sous le sapin, le soir du réveillon. Selon Jean-Marie Tomasini, historien et écrivain, la légende des souliers serait née à Crépy-en-Valois. Elle relate l’histoire d’un petit garçon pauvre et de sa mère qui vivent dans une cabane en pleine campagne. Ils auraient reçu la visite de deux cordonniers, la veille de Noël, et leur auraient offert le gîte et le couvert. Le petit garçon, n’ayant pas de quoi se chausser, rêvait de souliers pour réchauffer ses pieds souffrant du froid.«
Au petit matin, lorsqu’il se réveilla, les deux cordonniers étaient partis et deux souliers, flambant neufs, se trouvaient près du feu de cheminée. Mais une autre surprise s’y trouvait, comme le raconte Jean-Marie Tomasini : « Il se leva, s’approcha et constata que les petits sabots de bois étaient remplis de pièces d’or !»
Source : Crépy-en-Valois, Mille ans d’histoire, 2014
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Je vous donne
Rendez-vous en 2024 … Pour le Sosa éponyme
En attendant, passez de bonnes fêtes de fin d’année
Et n’oubliez pas de nettoyer le conduit de cheminée,
que le gros bonhomme rouge 🎅
puisse vous déposer des trésors généalogiques
dans votre soulier
