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« Les rameaux cachés »

Episode 3… CORNETZ

En route pour le 3ème opus de ce challenge qui nous fait tutoyer la cime de nos arbres … A la recherche des patronymes forts peu présents dans nos généalogies … Ce mois ci je vous emmène au-dessus de la canopée … A la découverte de cette petite branche rebelle qui dépasse.

Mes CORNETZ en ligne directe
sont au nombre de trois dans mon arbre
Eligibles donc
à ce challenges « les rameaux cachés »

Famille mulhousienne originaire de la région de Liège et réfugiée au XVIème siècle à Sanct (Saint) Lamprecht, Palatinat, à laquelle je suis apparentée …  le patriarche est mon Sosa 12 428… Hans Claus (de) Cornesse, protestant, né vers 1590, ancien bourgmestre de Sanct Lamprecht, dont il fut pourtant chassé à cause de sa religion …

Eglise paroissiale protestante de Lambrecht, Rhénanie-Palatinat.

C’est à Mülhausen (Mulhouse) où il se réfugia à la suite des événements de la guerre de Trente ans [1618 – 1648] avec sa première épouse que s’établiront un temps ses descendants…. Près de 150 ans, jusqu’en 1759 pour ma branche.

De Hans Claus (de) Cornesse à Johann Niclaus Cornetz

Connu sous le nom de Hans Claus (de) Cornesse, fils de Colla de Cornesse … de Cornesse puisque né à Cornesse de l’évêché de Liège (Wallonie, Belgique) … Tisseur de laine, dorénavant établit à Mulhouse où le 25 mai 1624 Hans Claus (de) Cornesse y est reçu à la tribu des Tailleurs. C’est en 1637, lorsqu’il est fait bourgeois privilégié qu’il est appelé Hans* Niclaus Cornetz… En 1640, lors de son troisième mariage, il est de nouveau appelé Johann Niclaus Cornetz (c’est ainsi qu’il est identifié dans mon arbre) … Ce nouveau nom resta acquis à ses descendants.

* Hans est un prénom masculin danois, allemand et néerlandais,
diminutif de Johannes (Johann)

Veuf et père de 4 enfants, Johann Niclaus, tisseur de laine épouse en secondes noces celle dont je descends … Maria Grandjean (Grandin ou encore Brand), de l’évêché de Liège … Les épousailles ont lieu à Mulhouse le 4 septembre 1626 … Le seul enfant que je leur ai trouvé est Johannes (Jean) CORNETZ, [mon Sosa 6214] baptisé le 1er décembre 1633, à Mulhouse où la famille est maintenant solidement implantée … Johannes a, comme le veut la tradition protestante, deux parrains et une marraine qui ne sont pas de la famille.

Avant de s’éteindre le 18 février 1659, le patriarche  Johann Niclaus Cornetz aura le temps d’assister au mariage de son fils Johannes toujours à Mulhouse … L’épouse se prénomme Margreth de patronyme Ziegler1, issue d’une vieille et notable famille Mulhousienne. La noce se passe en été, le 16 juillet 1655, juste après avoir été reçu à la tribu des tailleurs cette même année, Johannes, tisseur de laine, prend épouse … Et fonde sa famille dès l’année suivant avec la naissance de Sabina, ma Sosa 3107.

Trois autres enfants suivront dont Wolf Friedrich, le benjamin qui laissera trace dans « l’histoire »

Sabina, ma petite Sosa convolera en justes noces le 22 novembre 1675, avec Bernhard HENRIC-PETRI dont elle aura quatre enfants, l’ainée Elisabetha HENRIC-PETRI est mon ascendante…

Dernière porteuse du patronyme en ce qui concerne ma descendance,
Sabina est décédée le 1er avril 1705 à Mulhouse
elle était veuve depuis 5 ans

Suivront quatre générations de Wagner, issues d’Elisabetha HENRIC-PETRI et son époux Isaac Wagner… A partir de mon Sosa 48, c’est le patronyme PENNEQUIN qui perdurera jusqu’à ma maman.

Une petite digression collatérale

Wolf Friedrich CORNETZ, le frère de Sabina … Mon oncle  à la 12e génération… Epoux en premières noces d’Anna Catharina Dollfus dont il aura 5 enfants …

Echevin en 1706, zunftmestre (maître de guilde) en 1707.

Wolf Friedrich CORNETZ fut un des premiers membres du Directoire du commerce de Mulhouse, une institution au service du Corps des marchands : Le 20 mars 1715, six personnes sont désignées par le Magistrat : le conseiller Johannes Hofer, docteur en médecine, le conseiller Jacob Reber, le conseiller Wolf Friedrich Cornez, Jeremias Engelman, Hans Heinrich Dolfuss* et Philip Brückner.

[Le Musée possède un vitrail, sur lequel figurent les armoiries de Wolf Friedrich Cornez avec celles de trois autres fonctionnaires…. D’après Ernest Meininger, auteur de « les anciennes armoiries bourgeoises de Mulhouse]

* oncle de l’épouse de Wolf Friedrich

Wolf Frédéric sera également membre du conseil en 1719  et bourgmestre (maire) de 1727 à 1742. Lorsqu’il devint bourgmestre, en 1727, il améliora les meubles trop primitifs de son écusson :

De pourpre à trois coupeaux de sinople surmontés d’un 4 au pied allongé sur lequel sont groupées les lettres W F C d’or, la lettre F formée par la traverse du 4, le W placé au pied et entre les deux le C.
Cimier : un buste de jeune homme issant, habillé parti or et pourpre, col or et argent, tenant dans sa dextre trois épis d’or.

Lambrequins : d’or et d’argent

Son blason devint d’argent à six épis d’or feuillés et tigés de même, issant de trois coupeaux de sinople.
Cimier : le jeune homme issant, habillé d’or et d’argent, tortillé de même, tenant dans la dextre trois épis d’or.

Lambrequins : de pourpre et d’or

En 1729 Wolf Friedrich fut délégué par la République de Mulhouse à la grande fête fédérale à Soleure donnée à l’occasion de la naissance du Dauphin .

Il s’est éteint le 23 novembre 1742

Le coin étymologie

Généanet est très pauvre en ce qui concerne ce patronyme, dont la plus importante source se situe en Belgique : « Ce nom de famille est peu fréquent. Les porteurs de ce patronyme sont peut-être issus d’un ancêtre commun et donc de lointains cousins. »

C’est le blason des Cornetz via Les épis du cimier qui nous fournissent une intéressante indication étymologique faisant allusion à Korn (blé en français) du nom de la famille germanisé en Cornetz.

…………

  1. ↩︎

La maman de Sabina [et de Wolf Friedrich] fut le « Z » de mon challenge AZ 2024

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