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« Les rameaux cachés »

Episode 7 … PETIT

Le 5 de chaque mois, sur une idée originale de Dominique, nous partons à la recherche de nos « rameaux cachés », ces patronymes qui n’apparaissent que fort peu dans nos arbres … Ancêtres cachés par la foison des noms identiques qui se succèdent de génération en génération et qui eux sont bien visibles … Vol au-dessus de la canopée.

François PETIT

mon Sosa 1002

Aujourd’hui sans ascendance

Invisible parmi les invisibles… De François PETIT je ne sais que son épouse et son unique fille aux prénoms masculin-féminin … Charles Geneviève PETIT … François et Charles Geneviève sont les seuls PETIT de mon arbre.

Rameau caché à la génération 10

Brunoy semble être le fief des PETIT… Nous sommes à environ 20 km de Paris, dans ce qui était alors une petite cité rurale, avec son château et ses fortifications…  Bordée par l’Yerres et cerné des centaines d’hectares de la forêt de Sénart, Brunoy est un carrefour de chemins menant ou partant de Paris.

En 1722, vingt ans avant la naissance de François PETIT, Jean Paris de Monmartel fils d’une famille d’aubergistes de Moirans, près de Grenoble, achète la seigneurie de Brunoy et s’y installe.
C’est ici que naquit la fille de François PETIT et Anne Notheau, unique enfant que j’ai répertoriée au couple d’aubergistes qu’ils sont.

C’est du seul acte de mariage de Charles Geneviève PETIT que je tire les informations de mes deux PETIT, Charles Geneviève et son père François.

C’est donc pure supposition de ma part que de faire naitre François PETIT à Brunoy où sa fille unique (?) prendra époux …

Voici le noyau familial de François PETIT
tel que je l’ai [à ce jour ] reconstitué

Tout ce que je sais de François est donc issu du mariage de sa fille Charles Geneviève avec Philippe Jacob KNODERER, marchand Boucher de 15 ans son ainé.

Les futurs époux auront sans doute fait connaissance à l’auberge de François où il est probable que Charles Geneviève travaillait aux cotés de sa mère au service et au linge tandis que son père François traitait du prix des victuailles avec celui qui deviendra son gendre… Une union « utile » de deux métiers essentiels dans la société rurale et urbaine de l’époque … L’héritière d’une auberge  et le fournisseur de viande de ladite auberge…  Un mariage à-propos … Où peut-être l’amour naitra … ou pas.

Ainsi la lecture de l’acte de mariage me confirme les parents de Charles Geneviève, François PETIT et Anne Notheau (ou Motheau) aubergistes … Nous sommes en ce jour de noce, à Brunoy, le 23 mars 1795 et Charles Geneviève est dite agée de 20 ans … Voilà pourquoi, sans avoir son acte de naissance, je l’ai fait naitre en 1775 … Son époux est pour sa part originaire de Westhoffen, orphelin de mère, il semble que son père ne ce soit pas déplacé depuis le Bas-Rhin pour le mariage.

Nous sommes en 1795 … Les époux, les témoins et les parents signent tous … Tous … Y compris la modeste mère de la mariée :

D’une maladroite signature qui dû lui demander un gros effort d’application

Il est très probable qu’après la cérémonie civile du mariage, les époux et leurs convives se rendront en l’auberge des parents de la mariée pour y prendre le repas… Et peut-être y passer la nuit de noce

François PETIT, le patriarche de cette branche a sans doute hérité ou acquis son établissement dans un contexte où l’économie locale dépendait fortement des relais entre Paris et ses environs. Il aura préparé l’avenir de sa descendance à travers un mariage judicieux… Et est sans nul doute heureux d’avoir marié sa fille à un homme respectable et digne de prendre sa suite.

Au XVIIIe siècle, nombre d’auberges s’étaient transformées en relais de poste . Elles offraient aux voyageurs un lieu de repos et de changement de monture, ainsi que le gîte [Les chambres souvent modestes sont mal chauffées et meublées au plus simple d’un lit, d’un banc et d’un coffre] et le couvert dans la grande pièce commune, chauffée par une cheminée où la soupe mijotait tout au long de la journée, jusque tard le soir.

Le seul fils du couple formé par Charles Geneviève et son époux sera garde-chasse

Il est probable que l’auberge changera de propriétaire, après son exploitation par Charles Geneviève et Philippe Jacob faute soit de conjoncture soit de repreneur familial … Un seul fils, garde chasse et non aubergiste…

Je ne sais pas quand François PETIT est parti
Sa fille Charles Geneviève KNODERER née PETIT
est décédée le 6 décembre 1853

dernière porteuse du patronyme
faute d’être une femme

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Geneanet confirme que l’aubergiste est « celui qui tient une auberge » 🤣🤣 et que les noms de famille les plus fréquents pour cette profession sont les suivants :

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