Rendez-vous ancestral un jour d’anniversaire

Initié par Guillaume Chaix le rendez-vous ancestral consiste à rencontrer un de nos ancêtres dans son époque, au cœur de son environnement … En ce troisième samedi de janvier, qui est aussi un jour d’anniversaire, je m’offre un voyage dans le temps, à la rencontre de Jean, mon Sosa 1666

Il y a 366 ans jour pour jour
le 21 janvier 1657
naissait mon Sosa plâtrier
Quoi de plus naturel qu’il m’accueille aujourd’hui
Un rendez-vous ancestral à la mode
#1Jour1Ancêtre

A la 11ème génération
Jean LENOBLE, époux, père … Plâtrier de ma lignée maternelle …
M’attend de pied ferme

Me voilà propulsée dans le petit bourg de Citry, commune de Seine et Marne à la lisière de l’Aisne … Les vignes, les plâtrières et les pêchers entourent le village et font sa force… Environ 700 Citryats vivent ici en 1657 quand naquit Jean le 21 janvier.

Troisième né des huit enfants que j’ai répertoriés à ses parents, Jean LENOBLE et Marie LEREDDE … Troisième enfant et premier fils qui porte naturellement le même prénom que son père … C’est une tradition ancrée dans la famille LENOBLE … Et si le grand-père du nouveau-né se prénomme Mathieu, c’est que son frère ainé a hérité de « Jean »  

La très belle église de Citry (aujourd’hui classée monument historique) verra le petit Jean faire son entrée dans le monde des chrétiens … Baptisé le jour même de sa naissance

J’ignore la profession de Jean, le père mon Jean, issu d’une lignée de vigneron et marchands de vin, ce qui au sein de la petite cité de Citry n‘est en rien étonnant …  Chardonnay, Meunier et Pinots-Noirs sont les cépages environnants dont sont couverts les vignobles de cette région…. La commune de Citry est aujourd’hui incluse dans la zone d’appellation contrôlée “champagne”.

En l’an 1690, le 21 janvier, jour de son anniversaire, Jean épouse Louise HOUPEAUX, sa cadette de cinq ans, la noce à lieu en Picardie, dans le village de Villiers-Saint-Denis. Fille de vigneron, Louise donnera deux enfants à son époux, avant de s’éteindre à une date que j’ignore.

… Même les femmes suivent la tradition, de prénom répété en prénom répété Geneviève « junior » prénommera sa première née … Geneviève, bien sûr !!!

Geneviève a treize ans de moins que son époux Jean … Epouse à 27 ans, elle sera mère à 28 quand son mari, père pour la troisième fois, accuse 40 ans … A la naissance du benjamin de la fratrie, enfin un fils ( !!!) Jean a 45 ans … Il ne le sait pas, mais il lui reste à peine quatre ans à vivre … Le petit Jean – et oui, la tradition perdure – sera orphelin de père à quatre ans.

Jean, mon Sosa 1666 est plâtrier … Il a donc rompu avec la profession familiale … Il faudra attendre le mariage de sa fille Geneviève avec Jean Jacques JACQUET, Vigneron de son état, pour que la famille retrouve le chemin du raisin.

Jean Lenoble s’éteindra le 1er mai 1706 à Mery-sur-Marne …
Il avait à peine 49 ans …

Était-il usé par son métier ??

Battre le plâtre était une tâche pénible : avec une batte en bois, il fallait écraser les morceaux les plus grossiers – c’est de là que vient l’expression “battre comme plâtre”. Une grande quantité de poussière se dégage alors, ce qui rend l’atmosphère difficilement respirable et pourrait expliquer un décès dans la force de l’âge.

Son épouse lui survivra … Quarante ans

…..

Mais quel métier exerce-t-il réellement ??

Le plâtre est utilisé dans de nombreux domaines, de l’architecture à la fabrication d’objets mobiliers en passant par la sculpture.

Je le pense ouvrier -peut-être patron- plutôt dans l’architecture, au sens soit de la construction, soit de l’entretien de murs de maison .

A moins qu’il n’ait été dans les carrières, extraire le gypse … Un travail particulièrement pénible dans ces lieux d’extraction et de production du plâtre

Le métier de plâtrier est très ancien … Entre 1600 et 1700, il est concentré dans la région où vit Jean [selon Généanet]

La profession de plâtrier apparaît dès le 13e siècle, quand bien même le corps de compagnons plâtriers du devoir n’est fondé qu’en 1797… Presque un siècle après que Jean eut trépassé.

Les plâtriers appartiennent à la même corporation que les maçons. Car après le maçon, c’est le plâtrier qui donne le rythme du chantier. Il doit avancer le plus vite possible pour laisser la place aux autres corps de métier, avec qui il doit synchroniser son travail. Cette appartenance à une même organisation indique la proximité des métiers, mais les techniques propres à chacun restent parfaitement reconnues. Le plâtrier ne peut prendre qu’un seul apprenti à la fois, dont l’apprentissage dure six ans.

Au XVIII siècle,  lors de processions et de célébrations, les compagnons plâtriers portaient un costume blanc rehaussé d’une redingote bleue et un chapeau haut-de-forme enveloppé d’une étole bleue et blanche

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