Rendez-vous avec Simon

En ce jour de rendez-vous ancestral, je découvre Simon Vannieux dans son siècle, au cœur de son atelier… Mes Sosa 964 et 965 sont nos ancêtres communs et ce n’est que ce mince partage d’ADN qui nous relie… Pour cette rencontre hors du temps, à la mode de Guillaume Chaix, c’est le métier de Simon qui m’a interpellé.

Simon VANIEUX

Né à Reims
Marié et décédé à Paris

Simon Vannieux, je le retrouve dans un de mes cousinages « célèbres » que je vous ai proposé au cours de mon rendez-vous ancestral avec sa fille Antoinette…

Né à Reims le 30 novembre 1817 … C’est dans les archives militaires diverses (1848-1850) que je trouve les parents de Simon, ainsi que la profession de son père … Ouvrier teinturier, âgé de 40 ans à la naissance de son fils… La maman, Sophie Louise Carpentier a 32 ans …

De l’enfance et la jeunesse de Simon, je ne sais rien … Si ce n’est qu’il est instruit.
Je ne le retrouve qu’en 1848… Estampeur, employé chez « Leroy »

Un certificat de « bonne » honneur et de probité lui est délivré par son employeur en vue de constituer son dossier d’admission pour la garde Républicaine … Engagé volontaire …

Blessé de plaies au crane le 29 février 1848, Simon sortira  « presque guéri » le 25 mars 1848 et obtiendra un secours de 10 francs pour sa blessure.

Le 28 janvier 1850, il épouse Françoise Bavard, de 11 ans sa cadette … Nous sommes à Paris, 2ème arrondissement (fonds Coutot)  … La jeune mariée est déjà enceinte d’une petite Victoire Marie qui naitra le 14 mai … Moins de 4 mois après les épousailles… Une seconde fille viendra au couple deux ans plus tard, Antoinette, ouvrière en parapluies.

Le couple et ses enfants sont établis à Paris où travaillent Simon et Françoise, son épouse qui est tour à tour couturière et marchande des 4 saisons.

Voici leur noyau familial

Simon décède à Paris le 9 octobre 1871, à l’âge de 54 ans …
Son épouse lui survivra 27 ans

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Simon Vannieux était donc estampeur à Paris

L’estampage manuel constitue une technique métallurgique très ancienne, attestée dès le Nouvel Empire en Égypte, au cours du IIe millénaire avant J.-C. Cette pratique s’inscrit dans une longue tradition de mise en forme des métaux par déformation, distincte des procédés de mise en forme par fusion.

La profession d’estampeur relève du domaine de la forge et requiert un haut degré de maîtrise technique. Elle mobilise des compétences spécifiques telles que la précision du geste, la régularité d’exécution et une connaissance approfondie du comportement des métaux. Historiquement, cette activité s’est développée en étroite relation avec les métiers de la bijouterie et de l’orfèvrerie.

Deux grandes techniques de fabrication coexistent dans ces domaines : la fonte et l’estampage. La fonte consiste en un procédé à chaud reposant sur la coulée de métal en fusion dans un moule afin d’obtenir une forme déterminée. À l’inverse, l’estampage est un procédé de déformation plastique à froid qui permet d’imprimer un relief sur une feuille métallique, généralement en cuivre, en laiton, en argent ou en or.

Sur le plan technique, l’estampage repose sur l’utilisation d’outils spécifiques. La production en série est rendue possible grâce à des dispositifs mécaniques tels que les presses à balancier ou les « moutons », sur lesquels est fixée une matrice. Cette dernière présente en creux la forme du motif à reproduire. Le métal est alors déformé par l’action d’une force exercée soit par frappe directe — à l’aide de marteaux et de bouterolles — soit par pression mécanique, via l’utilisation d’une contre matrice en relief.

Au siècle de Simon, le XIXe, l’estampage à la machine est une technique très courante pour le façonnage des croix Jeannette, ces promesses d’amour et d’engagements profonds ancrés dans les traditions de fiançailles et de mariage en Savoie. On estampe les agrafes de mante et autres éléments de décor, figures de la Vierge ou du Christ, bijoux d’ornement, médaillons ou petits coffrets à décor religieux.

Métier ancestral s’il en est …

Quand un atelier d’estampage fermait, les autres estampeurs rachetaient le précieux outillage, matrices et poinçons, comme nous l’explique le dernier estampeur de Paris ARTMETAL-FRAMEX, crée en 1840 et toujours en activité, alors que dans le seul quartier du Marais à Paris on compta jusqu’à plus de cent ateliers d’estampeurs entre 1860 et 1930 …

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