En ce jour de « photo du mois » c’est de mon Sosa 12, mon arrière-grand-père, dont je vais – faute de cliché – tenter de dresser le portrait.

Alphonse est le benjamin de la fratrie de quatre que j’ai répertoriée à Charles Joseph Pennequin et Marguerite Parisot … Il me manquait son petit frère troisième né lorsque je vous ai conté son père en mars 2020.
Voici son noyau familial

Le père de famille, Charles Joseph Pennequin est confiseur, comme l’était son propre père et comme le seront – au moins dans un premier temps – ses trois fils, Louis, l’ainé, Lucien, troisième né et Alphonse jusqu’à son installation en Ile-de-France.
Les deux ainés, Louis et Marie-Thérèse sont nés à Nancy, fief de la famille Pennequin … Les deux derniers, Lucien et Alphonse naitront dans le Bas-Rhin pour l’un, dans le Haut-Rhin pour Alphonse, à Dornach, ancien village industriel qui en 1914, le 1er juin, devient un quartier de Mulhouse…. En cette année 1885 où naitra Alphonse, son acte de naissance est écrit en allemand, comme le fut celui de Lucien deux ans auparavant :

Ainsi, tous les enfants de Charles Joseph et Marguerite sont nés dans le Grand-Est où vivent leurs aïeux paternels et maternels… Alphonse et ses frères et sœur auront connu leurs deux grands-parents paternels, Joseph Pennequin et Marie Thérèse Fevre qui vivaient eux aussi à Nancy … Les 4 enfants passeront leur prime enfance entourés de leurs parents, grands-parents et de leurs deux tantes Victorine et Marie Pennequin, nancéennes toutes les deux, ainsi qu’au moins d’un de leurs oncles maternels, Casimir Parisot … Une joyeuse petite enfance avec 4 cousins de leurs âges pour camarades de jeux.
la vie en famille élargie prendra fin avec le départ de Charles Joseph pour Marseille où une nouvelle confiserie lui propose un emploi … Toute la petite troupe suivra le père de famille et s’installera dans la cité phocéenne … Nous sommes en 1890, l’ainé de la fratrie a 20 ans, il sera recensé à Marseille comme l’indique sa fiche matricule, Alphonse le benjamin a tout juste 5 ans.
Tout ce que je sais de la vie sucrée-salée passée à Marseilles, entre confiseries et embruns, c’est qu’elle fut de courte durée et teintée de noir … Le père de famille, Charles Joseph décède le 1er mars 1901, il avait 55 ans, 4 ans plus tard, l’ainé de la fratrie perd la vie, toujours à Marseilles, le 14 aout 1905, âgé de 35 ans, il laisse une veuve et une petite fille de 7ans qui resteront fidèles à Marseilles.
Marguerite est veuve, elle a perdu son fils ainé … Ses trois enfants survivants ont respectivement 29 ans pour sa fille et 22 et 20 ans pour ses deux fils cadets … Ce qui reste de la famille retourne vivre à Nancy … Marie Thérèse s’y marie l’année suivante, en 1906, Lucien et Alphonse qui sont confiseurs trouvent aisément de l’ouvrage dans la cité de Stanislas, berceau de la bergamote… Marguerite retrouve son frère et ses 3 neveux, elle se rapproche également de sa belle-sœur Victorine Pennequin …
C’est ce dernier rapprochement qui fera se rencontrer
Alphonse et sa cousine Adélaïde Christiane Jacquet
Les jeunes gens tombent amoureux
et le 9 aout 1910, à Nancy….

C’est par ce mariage entre cousins que j’ai appris le mot implexe
Avant que n’éclate la première guerre mondiale, Alphonse et Adelaïde auront leurs deux seuls enfants, Mon grand-père Henri, né en 1911 et sa sœur Marie-Thérèse.
C’est à Colombes, dans la maison où je pris mes premiers biberons que je retrouve la famille d’Alphonse et Adélaïde … Quatre à table avant que ne commence ce qui sera une grande « boucherie » qui engloutira tant et tant de vies.
Au sortir de la guerre Alphonse n’est plus confiseur, il sera dit « garçon de café » … Ce n’est pas sur sa fiche matricule que j’ai glané cette profession, car des 3 fils de Charles Joseph et Marguerite Parisot, Alphonse est le seul dont je n’ai trouvé le recensement, ni à Marseille, ni à Nancy … Un début de piste à cette lacune ici peut-être … ou pas.
C’est son acte de décès le 7 aout 1943 qui me dira qu’il fut garçon de café … Décédé à l’âge trop jeune de 58 ans, il aura connu sa petite fille Claude, ma mère.
Adélaïde, dite Mémé Colombe, mon arrière-grand-mère, lui survivra 25 ans
Place à la » photo du mois »

Quoi d’autre pour représenter cet arrière-grand-père dont je n’ai nul cliché, qu’une image générée d’un « garçon de café » en 1930 … Si je m’en réfère aux fiches matricules de ses deux frères, Alphonse devait être châtain comme eux … Voilà tout ce que je possède en guise de représentation visuelle de ce bisaïeul que je n’ai pas connu.