(d’) Autels en Autels
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Cet article est écrit dans la cadre du #ChallengeAZ 2024…
Pour le compte de « Généa 24 » …
un challenge collaboratif sur le thème
Les mariages en Dordogne au cours du XIXème siècle
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Les mariages du XIXème siècle en Périgord
Ancêtres Périgourdins … En l’an 1801, 409.475 habitants peuplent la Dordogne, contre 437 000 à l’aube du XX°.
Ils sortent du siècle précédent où ils ont vécu un rationnement du pain (en 1794) et commencent le nouveau par une mauvaise récolte de céréales (en1800). Le blé est perdu par les fortes gelées, avant qu’en 1802, les récoltes furent très pauvres faute à un été torride… Une pénurie de grains en 1810 mettra de nouveau à mal la population essentiellement agricole.
Vous allez au fil des lettres faire connaissance avec nos périgourdins, de leurs naissances à leurs mariages et jusqu’à leurs derniers souffles… Tout au long de ce XIX° siècle. Nous traverserons ainsi cette période d’actes en actes, de petits hameaux en grandes villes périgourdines, au gré de ceux et celles– acteurs modestes- qui ont vu la Dordogne changer au sortir de la révolution et jusqu’à ce siècle qui nous a vu naitre.

Des métiers, des tragédies humaines, des naissances qui font l’histoire de ce territoire aujourd’hui connu pour son patrimoine et sa gastronomie, mais qui au XIXème était encore insalubre et dont la population vivait principalement de la châtaigne.
Crédit photo : Guide du Périgord
Focus sur le mariage au XIXème siècle
Le XIXème siècle consacre le mariage civil, et sous le Consulat, Napoléon Bonaparte conclut un Concordat avec le Saint-Siège et rétablit ce que la Révolution avait abolit … le mariage religieux… qui doit cependant être célébré après l’union civile…
Pour autant, les « actes respectueux » restent de mise, et la majorité maritale est de 30 ans pour les hommes et 25 pour les femmes… L’âge nuptial est repoussé à 15 ans pour les jeunes filles
La hiérarchie dans le couple subordonne la femme au mari qui est seul détenteur de la puissance maritale… Mais avant de former un couple, il faut emporter le consentement parental, signer un contrat de mariage (ou pas), publier les bans et très souvent se fiancer officiellement (quelques jours avant les épousailles) … Et parfois au cours de la cérémonie … légitimer les enfants nés préalablement à l’union de leurs parents.
Bienvenu chez nos mariés Périgourdins du XIXème siècle
dont l’union donnait lieu à un folklore propre à la Dordogne :
- Il était tracé une jonchée de fleurs et de feuilles qui reliait la maison du fiancé à celle de sa promise et menait jusqu’à l’église.
- Des piniers (jeunes pins) étaient plantés quelques jours avant le mariage à des endroits symboliques tels la maison des parents des mariés, l’église ou la mairie, pour disait on, favoriser la fertilité du futur couple
- Durant la nuit de noce, il était porté aux nouveaux mariés le tourin afin de les requinquer

Vous retrouverez tout au long du mois le Challenge AZ
de mes amis Périgourdins …. ICI
A demain
Toujours très intéressant d’avoir un rappel des règles concernant le mariage selon les époques. Bien jolie cette coutume de fleurir au sol le parcours des mariés.
Merci Hélène
très belle coutume
merci Aline
Tiens je citais justement la Dordogne dans mon dernier billet sur la population juive dans l’empire à cette époque. Une seule personne, peu de mariage en perspective 😉
Oh une jonchée de fleurs, belle coutume
Joli billet pour évoquer une jolie tradition 🥰
Merci Béatrice