« Les rameaux cachés »

Episode 5… CHATELAN

Le 5 de chaque mois, on vole au-dessus de la canopée à la recherche du « rameau caché » … Ce patronyme qui n’apparait que fort peu dans notre généalogie, invisible depuis la souche de notre arbre, et négligé dans nos recherches et récits.

Louise CHATELAN

Sosa 483

Fille de Pierre et Louise Bellier

Une petite invisible, noyée dans ma branche Emery. De Louise je ne sais que ses père et mère… De sa fratrie si elle existe, je ne trouve nulle trace.

Être en possession de ses trois actes, clés de sa vie, ne me fournit aucun renseignement sur d’éventuels frères et sœurs ou grands-parents.

Vol au-dessus de la canopée

Fille de Pierre Chatelan, originaire de  Beaurepaire, et de sa légitime épouse Louise Bellier, fille du Grand-Lemps… Je pense Louise Chatelan première enfant, à tout le moins première fille du couple, puisque le prénom de sa maman lui est attribué … Née deux ans après le mariage de ses parents, est-elle l’ainée ou la cadette d’une fratrie ?

Par chance, je déniche l’acte de mariage de ses parents …
le 6 juin 1723
Vais-je y trouver un enfant légitimé ??

Pfff … Le mariage de Pierre et Louise Bellier est le  premier écueil de mes recherches sur cette branche CHATELAN qui ne compte à ce jour  que deux feuilles à mon arbre… Ce mariage, dont la rédaction est de près d’une page et demie, quand tous les autres font dix lignes, vous le trouverez ici : (vue 12 sur 304)

Le premier paragraphe concerne les futurs époux – sans filiation ni enfant légitimé (sic et zut) – et se termine par ces mots : «  (…) de Monseigneur l’archevêque de ( ??) et dont voici la teneur ».

Cette transcription est un mystère pour moi … Ecrite en latin ?? Espagnol ?? Ou ne sais-je plus lire ? J’avoue n’y rien comprendre outre la difficulté de relire les « pattes de mouches* » du curé.
………………………………………………………………………………… * suis un peu de mauvaise foi là

Revenons à ma petite Louise qui voit le jour au Grand-Lemps
Le 21 mai 1725

Et dont le noyau familial, en l’état de mes recherches est des plus simple … Deux parents, aucun grands-parents et aucun frère et sœur.

Sauf à ce que je lui trouve un frère avec descendance, ou un oncle paternel, Louise Chatelan est la dernière porteuse de ce patronyme.

Je la retrouve le 14 février 1743, devant l’autel de l’église du Grand-Lemps où après trois publications aux formes ordinaires, ayant obtenu dispense en date du 10 janvier dernier (…)  elle épouse Alexi EMERY, procureur fiscal…. Louise a 18 ans, Alexi en a 26.

Louise va s’atteler à la seule tache que lui assigne son époque … Entre 1743 et 1768, elle mettra au monde 15 enfants, 10 fils et 5 filles… Enceinte ou un nourrisson au sein durant 25 ans …

Louise a maintenant 43 ans, le temps des grossesses est derrière elle … Née et mariée au Grand-Lemps, c’est là que tous ses enfants naitront… Ici, qu’elle vivra ses années d’enfance, d’épouse et de mère. Elle n’aura probablement jamais franchi les limites de son village.

Louise perdra son mari le 22 mars 1785, Alexi avait 68 ans quand il rend son dernier souffle toujours au Grand-Lemps … Le plus jeune de leurs enfants, ma Sosa 241, Marie Rose est une jeune fille de 17 ans.

Louise survivra 25 ans à son époux
Le 27 janvier 1810 elle ferme une dernière fois les yeux
toujours au Grand-Lemps

Le patronyme CHATELAN s’éteint avec elle… A tout le moins dans ma généalogie

Par le mariage de sa benjamine Marie Rose, c’est le nom Hullard
qui prendra la relève jusqu’en 1896
avec la naissance de mon arrière-grand-mère maternelle

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le coin « où elle vivait »

Le Grand Lemps, dans la plaine de la Bièvre est un gros bourg  au milieu des « terres noires », au cœur de l’Isère. Au décès de Louise, 1680 Lempsiquois y vivaient, contre un peu plus de 3 000 aujourd’hui.

Fort d’un château, d’un beffroi, d’une halle et d’une église dédiée à Jean-Baptiste (prénom du fils ainé de Louise) c’est une bourgade qui fut longtemps essentiellement rurale et agricole, fief de la famille Emery depuis au moins 1640.

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 le coin « Etymologie » du patronyme CHATELAN

Geneanet n’est pas très prolixe sur ce patronyme :
Aucune étymologie, et La répartition géographique du nom, de 1600 à 1800 calculée sur la base des noms mentionnés dans les différentes bases de Geneanet situe une écrasante majorité de porteurs de ce patronyme en Isère.

Quant à Filae :
L’origine du patronyme y est ainsi décrite : « Chatelan est un nom de famille qui représente une variante de châtelain : nom de dignité employé comme sobriquet. »

Les porteurs du nom n’y sont répertoriés qu’à partir de 1891 (un siècle après le décès de Louise) et pour cette période 1891/1915 ils sont encore en majorité dans l’Isère ou proche.

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Si d’aventure l’un ou l’une d’entre vous arrive à lire l’acte de mariage de Pierre CHATELAN et Louise Bellier  ….

Je suis preneur de sa teneur 😁

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C’est quand même chouette cette entr’aide et ces amitiés qui font du petit monde la généalogie tout son charme. A peine une heure après la parution de ce billet mon amie Hélène du blog « au sein de mon arbre » s’est penchée sur cet acte de mariage :

« Je crois comprendre la teneur de l’acte de mariage. S’il est aussi long, c’est parce qu’il a quelque chose de plutôt rare que tu ne mentionnes pas dans ton article. Le mariage a lieu à Apprieu alors qu’aucun des époux n’y demeure. On a donc Monsieur Rioudet, archiprêtre et curé de Beaurepaire qui témoigne que les bans ont été publiés dans son église et que Pierre Chatelan habite bien dans la paroisse. Et Messire VALLET, curé de Lemps en fait de même pour Louise BELLIER. Mais pour avoir le droit de se marier à Apprieu, les futurs époux avaient dû en faire la demande à l’Archevêque de Vienne, siège du diocèse de l’Isère. D’où copie de la lettre en latin de ce dernier, Henricus Olvivaldus qui commence par une longue liste de ses titres et qui se termine par l’autorisation que la bénédiction nuptiale de Pierre Chatelan, paroissien de Beaurepaire et de Louise Bellier, paroissienne de Lemps ait lieu à Apprieu. »

7 réflexions sur “« Les rameaux cachés »

  1. Je crois comprendre la teneur de l’acte de mariage. S’il est aussi long, c’est parce qu’il a quelque chose de plutôt rare que tu ne mentionnes pas dans ton article. Le mariage a lieu à Apprieu alors qu’aucun des époux n’y demeure. On a donc Monsieur Rioudet, archiprêtre et curé de Beaurepaire qui témoigne que les bans ont été publiés dans son église et que Pierre Chatelan habite bien dans la paroisse. Et Messire VALLET, curé de Lemps en fait de même pour Louise BELLIER. Mais pour avoir le droit de se marier à Apprieu, les futurs époux avaient dû en faire la demande à l’Archevêque de Vienne, siège du diocèse de l’Isère. D’où copie de la lettre en latin de ce dernier, Henricus Olvivaldus qui commence par une longue liste de ses titres et qui se termine par l’autorisation que la bénédiction nuptiale de Pierre Chatelan, paroissien de Beaurepaire et de Louise Bellier, paroissienne de Lemps ait lieu à Apprieu.

  2. Pour une famille apparemment simple, l’acte de mariage incite à chercher la raison du choix de la paroisse.
    C’est sympa les copines qui posent de nouvelles questions en soulevant des informations inattendues… 😉

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