ABANDONNÉ

François PARISOT, né le 13 avril 1809

Quelle triste arrivée dans le monde que celle de ce petit François, mon Sosa 50
 «(…) enfant trouvé abandonné devant la porte d’entrée des hospice des orphelins de la ville (de Nancy), avec un billet portant son nom : François Parisot. L’enfant était enveloppé de trois braies(couches ou langes), d’une bande et d’une chemise, la tête couverte d’un bonnet de toile de coton bleu garni de dentelle (…) »

En ce qui concerne son acte de naissance établit le 14/04/1809 vue 98/674 AD en ligne, ville de Nancy : Enfant trouvé « avec un billet ainsi conçu « François Parisot » …. « paraissant âgé d’un jour » donc né le treize   …. or …. Sur l’acte précédent -même page – est inscrit la naissance de François DAUTREMONT né justement le 13/04, la veille de l’abandon :

Les éléments semblent concorder pour supposer/affirmer que ce François DAUTREMONT et le petit François PARISOT déposé à l’hospice St Stanislas le lendemain soit le même enfant …. On retrouve un des mêmes témoins : JB LEBEL sur les 2 actes …

Potentiellement, sa mère serait donc Anne DAUTREMONT, 19 ans à ses dires -elle en aurait 14 en réalité-, native de Dieuze (57) qui serait venue accoucher à Nancy chez une sage-femme Marguerite Philippe, laquelle a procédé à la déclaration de naissance, comme la loi l’y oblige.

Anne DAUTREMONT
Née à Dieuze en 1795, fille de Pierre et Catherine ROBINET
Mariée le 22/06/1831 à Dieuze avec François VINCON, Dieuze où elle décèdera le 25/05/1881
La jeune fille de 1809 serait donc allé « cacher » sa grossesse et mettre son enfant au monde dans l’anonymat de la grande ville … Ceci n’est bien sûr qu’une hypothèse qui semble bien crédible

Ainsi fit ses premiers pas dans le monde mon arrière-arrière-arrière-grand-père, remis à l’hospice des enfants trouvés …… La dentelle sur le bonnet faisant plutôt songer à un enfant illégitime que nécessiteux, sa potentielle mère se mariera 22 ans après sa naissance ….

François pour sa part épousera Marie Anne Didillon le 19 Novembre 1839

Je connais 3 enfants à ce petit couple quand d’aucun leur en attribue cinq … Tour à tour maçon et charpentier, je ne suis pas en possession de acte de décès de François… Il était en vie au décès de son épouse le 29 septembre 1866.

Cet article est extrait de « Un jour un ancêtre IV »

« Pour aller plus loin »

La prise en charge des enfants abandonnés par l’État à partir de la Révolution

Afin d’éviter que ces enfants sans famille ne deviennent le terreau de la délinquance future, à partir de la Révolution française, l’État décida d’intervenir dans la prise en charge des petits abandonnés. La loi du 4 juillet 1793 en fait des « orphelins de la patrie » et instaure sur eux une tutelle administrative du préfet, tandis que sous le Directoire, la tutelle passe au maire de la commune de l’hospice, président de son conseil d’administration. Mais c’est sous Napoléon Ier que la prise en charge des enfants abandonnés est véritablement révolutionnée. En effet, l’Empereur a instauré une législation familiale pour le moins sévère : d’une part le Code civil de 1804 interdit toute recherche de paternité, ce qui fait peser la charge des enfants illégitimes uniquement sur  les femmes, et d’autre part, en 1810, l’avortement est considéré comme un délit criminel passible d’une peine de prison. Ainsi, la prise en charge des abandons d’enfants sous le Ier Empire apparaît d’autant plus nécessaires que ces deux mesures ont pour conséquence une multiplication de ces-derniers, notamment pour celles qu’on appelle alors les filles-mères, condamnées à une vie de mépris social et qui ne peuvent ni avorter, ni exiger une reconnaissance paternelle de leur enfant. Napoléon Ier instaure donc différentes mesures qui renforcent l’action du gouvernement dans la prise en charge de ces enfants : il créé au sein de chaque préfecture un service des enfants abandonnés et trouvés, et créé le statut de « pupille de l’État » pour les enfants trouvés, dont la tutelle est de nouveau confiée aux hospices, mais avec des financements départementaux et municipaux jusqu’à leur douze ans.

Source : https://compediart.com/index.php/2019/04/01/ces-boites-ou-on-deposait-les-bebes-au-xixeme-siecle-les-tours-dabandon/#:~:text=Au%20total%2C%20on%20estime%20%C3%A0,millions%20d’habitants%20en%201800.

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