Le mois de Cupidon

Voilà venu le temps au cours duquel on célèbre l’amour … En ce mois de février, je vous propose un doublé « Généathème » / « Rendez-vous ancestral ». Les petites fées de Généatech nous suggèrent de nous pencher sur les mariages de nos ancêtres, et ma Sosa 6 209 Barbara GSCHMUSS m’interpelle en même temps.

Vrai ou faux, d’aucuns affirment que nous devons la Saint Valentin
à un martyr de l’Église catholique, Valentinus.

Pour encourager les soldats à partir plus nombreux à la guerre, il fallait qu’ils soient célibataires … Voilà pourquoi Claudius II, empereur romain, avait interdit purement et simplement  les mariages… Méthode radicale pour enrôler, enrôler et enrôler encore  … Seulement, Valentin prêtre de son état  aurait continué en catimini à marier les amoureux… Un sacrement qui lui aurait valu emprisonnement puis exécution par décapitation … un 14 février.

le pape Alexandre VI aurait nommé Saint Valentin, saint patron des amoureux.

Pour autant les mariages dans nos arbres sont-ils des unions d’amour ou de raison ??

Vu par le prisme de notre XXIème siècle
et en grossissant -un peu- le trait

Pouvait-on parler d’amour quand les jeunes filles passaient du gynécée paternel à celui conjugal ?? Quand on mariait ses filles dès l’âge de 12 ou 13 ans, pour une bouche de moins à nourrir, agrandir le domaine ou se prémunir d’une agression voisine ??

Quand tout ce que l’on attendait d’une femme était son labeur à la maison, aux champs ou dans la boutique de son époux, paraitre dans les salons d’un mari noble ou bourgeois et tel un bibelot montrer la grandeur de monsieur …

Eternelles mineures, incapables au sens juridique, qu’elles soient manantes, bourgeoises ou nobles dames le devoir premier d’une femme restait de  procréer, procréer, des fils principalement…

Des histoires d’amour ont sans doute vu le jour, spontanées ou après mariage … Pour autant toutes les unions n’étaient pas des mariages d’amour … Concept aujourd’hui, dans notre siècle et notre civilisation occidentale, inconcevable…

Mais ne dit-on pas que la généalogie doit s’appréhender selon l’époque ?

Me voilà transportée à Mulhouse, en 1625, il est donc temps de laisser mes idées et ressentiments du XXIème de côté… 400 ans me séparent de Barbara, fille de, épouse de et mère de neuf enfants, six filles et trois garçons.

Nous sommes le 3 avril exactement à l’heure du baptême de Barbara GSCHMUSS… Son père Hans Caspar fait ainsi entrer  son 7ème enfant dans la communauté protestante. Comme le veut la tradition, Barbara aura un parrain, Mathias Grab et deux marraines, Barbara Großutzerin et Verena Rißlerin.

Anna MOTSCH, épouse de Hans et mère de Barbara mettra trois autres enfants au monde après la petite Barbara… Une grande famille

Mulhouse

Tricoteur de chausses, Hans Caspar est déjà admis à la tribu des tailleurs depuis 1614, année de son mariage. La famille a déjà vécu des deuils d’enfants à la naissance de Barbara, deux petits sont partis avant que ne naisse Barbara, un troisième décèdera aux 5 ans de la fillette, qui perdra sa maman à l’âge de 12 ans.

C’est à cet instant de mes investigations sur Barbara, qu’elle pris la parole pour me dire sa vie de femme et de mère

« A 20 ans, le 23 juin 1645 j’épousais Johannes Wagner, un cordier de la tribu des boulangers, bourgeois et fils de bourgeois de Mulhouse… Un certain confort m’attendait donc, moi qui y suis quand même habituée puisque d’une famille notable et aisée de Mulhouse … Notre mariage fut consommé le soir même, il sera  béni par neuf enfants :  Anna, est née en 1646 tout juste 9 mois après nos épousailles… Me voilà en moins d’une année, épouse et mère !!!  L’année suivante Barbara -c’est mon prénom !! –  arriva dans notre foyer, elle sera suivie  de Catharina en 1649. »

Trois filles !!  

« Oui, 3 filles !!! mais trois ans après Catharina je donnerais enfin à mon époux deux fils, l’un après l’autre … Johannes junior vint au monde en 1652 suivi de Hans Jacob en 1653. »

Jacob est mon Sosa, marié avec Anna Maria CLADE, il aura 8 enfants de son épouse, dont Isaac Wagner mon ascendant. 

« Ma petite Elisabeth, est née en 1658 » poursuivit Barbara « et l’année suivante je mettais au monde un troisième fils  Hans Caspar. Malheureusement, ma petite Elisabeth  quitta ce monde trop tôt, décédée à 3 ans à peine en cette année 1661 où naissait une autre fille que nous prénommions Elisabeth en souvenir de sa sœur ainée »

Barbara mettra un neuvième enfant au monde, une fille encore … Judith née en 1664…. Barbara a maintenant 39 ans, le temps des grossesses est derrière elle. Elle finira d’élever ses enfants tout en vaquant aux occupations féminines de son époque foyer.

Le 17 février 1681, Barbara s’éteindra dans sa demeure …
Elle avait à peine 56 ans …

Sa petite dernière [si elle est en vie, ce que j’ignore] est agée de 17 ans …
Une jeune fille à qui il faudrait trouver un bon parti. ( !!!)

Au fil des ans, les enfants de Barbara et Johannes ont grandi, fondant leurs propre familles et perpétuant l’héritage des Wagner à travers les générations… Le dernier Wagner de ma ligne directe est Catherine, née en 1799, épouse Pennequin, ma Sosa 97.

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