LA RUE DU TEMPS QUI PASSE

Quelques jours de congés …. mérités !!

Direction le berceau de l’humanité, la Dordogne, Sarlat, son foie gras, ses magrets et autres mets diététiques

Entre la Dordogne langoureuse et la Vézère plus impétueuse en cette saison …. Se laisse bercer par l’air du temps, entre moult châteaux et falaises abritant les anciennes habitations troglodytes, quelques jours de farniente tout de repos et balades, au cœur de l’histoire, petite et grande …
J’ai donc abandonné mon arbre et mes ancêtres pour me ressourcer et faire abondance de bonne chère ….

Quand dans un lacet de rivière, une vieille carriole bleue surmontée d’un joli panneau m’a ramenée à mes amours …. La généalogie

La généalogie par des chemins détournés certes, mais un appel. Un appel auquel j’ai souscrit avec grand plaisir

Une dénomination qui interpelle le généalogiste affamé qui sommeille en moi :

LA RUE DU TEMPS QUI PASSE

Quel Nom !!
Quelle accroche !!
Quelle tentation que d’aller y déambuler dans cette rue du temps qui passe …. Peut-être même y croiserai-je un ou une de mes ancêtres …


La machine à remonter le temps existerait donc …. Et c’est en Dordogne, dans une anse de la rivière Éponyme qu’elle se cacherait ….

A 20 km de Sarlat, à Allas-les-mines très exactement

Ni une, ni deux, baskets aux pieds, appareil photo en main et direction cette mystérieuse rue … du temps qui passe …. Ah que n’ai-je mis dans mes bagages une paire de brodequins et une ombrelle pour être moi aussi « du temps qui passe »

Ni le nom, ni l’accroche ne sont menteurs …. Dès mon arrivée deux wagonnets de mines entourés de fleurs des champs …. Ha, oui, Allas-les-mines, forcément le nom vient de quelque part

Puis, une placette ancienne au charme désuet, à la croisée de deux superbes rues des années 60 …. entendez …. 1860 … deux rues pavées à l’ancienne et bordées d’échoppes de ce temps que ni vous ni moi n’avons connu …. de ce temps où nos arrière-grands-parents foulaient les pavés de leurs galoches ou de leurs jolis souliers selon leurs rangs

Deux charmantes rues qui n’attendent que nos pas pour nous dévoiler leurs secrets … mais avant d’ y aller déambuler, passage obligé par le vieux comptoir d’accueil pour y acheter mon billet d’entrée …

…. et oui, la rue du temps qui passe est …
un musée

Christelle la maîtresse et initiatrice des lieux vous reçoit chaleureusement et s’empare de son antique calculatrice pour vous dire combien il vous faudra débourser pour cette balade dans le temps … une sorte d’octroi sur terre ferme

…. Et entrez dans la danse rue … Il était une fois, ou plutôt, il est une fois …. Une histoire à rebours, née au XIXème siècle d’une passion du XX° siècle et qui vous entraîne en plein XIX°

Christelle, dont le papa a pour passion les objets anciens, a eu l’idée géniale d’organiser toutes les trouvailles de monsieur père en une rue à l’ancienne, bordée d’échoppes de toutes sortes regorgeant des objets chinés, trouvés, remaniés, rénovés par son chineur de paternel

Vos pas dans cette rue, dans ces rues en vérité, vous porteront en premier lieu vers des moteurs … heu, des moteurs avec autour des carrosseries de voitures … et même un tricycle à moteur

… bref, un atelier de mécanique du temps des premiers véhicules motorisés

…. tiens, pour le coup ça me rappelle que lors de mon prochain passage, j’irai rendre visite à Stéphanie, une autre des trois filles du papa chineur, pour assouvir une autre de mes passions … motorisée celle-ci


Mais, revenons vers la rue principale où nos pas nous conduisent devant la boutique de l’apothicaire, puis celle de la dentellière …

bonjour à Toi Marie LHUILLIER, ma chère petite brodeuse, dentellière de ma généalogie

Et quand vient l’heure du repas, entrez donc dans cette boulangerie au coin, là, faire votre emplette de pain, vous mon ancêtre qui travaillant en cette poste magnifiquement reconstituée, à l’autre bout de la rue, n’avez pas le temps de façonner ni de cuire votre pain du jour

Hé, levez les yeux !! Sous le ciel plafond deux superbes malles vous invitent au voyage

L’échoppe du bourrelier côtoie la boutique de la modiste et j’ai vu, vu de mes propres yeux la silhouette de mon arrière-grand-père Amador roder dans l’atelier d’ébéniste juste à coté … Si, si, c’est vrai, je l’ai vu !!!

Tout comme j’ai vu Jacques VALLET, mon ancêtre galocher prêter main forte à Christelle pour la construction presque achevée de l’atelier du sabotier …. Bientôt, très bientôt elle s’ouvrira cette vénérable et authentique boutique du sabot …. Elle s’ouvrira à votre curiosité … Y trône déjà – quelle merveilleuse trouvaille – la machine antique à façonner le soulier de bois

Et lorsque vous aurez fait le tour de la rue du temps qui passe, quand vos pas vous auront ramené sur la placette centrale, cœur de cette mini-ville d’antan, peut-être croiserez-vous un tout jeune garçon, passionné de moteur … Hé, mais je l’ai déjà vu ce jeune homme, le fils de Christelle – la relève semble bien amorcée …


Je l’ai donc déjà vu ce jeune mécanicien amoureux des vieux moteurs, et vous aussi vous le verrez … Si vous êtes attentifs, vous le verrez grâce au fil rouge qui guidera vos pas dans cette vieille rue .


Un fil rouge né de l’imagination de la maîtresse des lieux et qui vous permet de ne rater aucun des innombrables objets disséminés dans les boutiques et échoppes qui bordent cette petite rue qui vous emmène si loin dans le temps de jadis

… Rien, grâce à ce fil rouge, rien n’échappera à votre regard, à vos souvenirs enfouis : « ho, rappelle-toi de ça » « et çà, et çà que j’ai déjà vu dans le grenier de grand-maman »


Un voyage dans le temps, je vous le dis … Vous verrez

Et si le petit cheval de bois et les vieux nounours du magasin de jouets vous emportent dans l’enfance de votre arrière-arrière-grand-papi,

n’oubliez pas pour autant de demander à Christelle :

« Mais qui sont donc ces gens, dont le nom est inscrit sur la porte ou la vitrine de certaines de ces  boutiques ? »


Une visite à ne pas manquer

Une adresse : au bord de la Dordogne – 24220 ALLAS-LES-MINES

Un site internet : www.musee-laruedutempsquipasse.fr


Une vielle usine à ciment qui revit grâce au passé et à la passion d’une famille … Un tout jeune musée qui fera le bonheur des petits comme des grands … Un voyage dans le temps ….

Et boire un café dans l’atmosphère du siècle dernier, heu du siècle d’avant encore
puis repartir sur la route des vacances, au cœur du notre XXI°

…. Et pensez le 17 juillet 2020 à souhaiter un joyeux 3ème anniversaire à ce musée insolite niché au cœur de la Dordogne

J’y suis allée …. J’y reviendrai
Et je vous invite à faire le détour

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4 réflexions sur “LA RUE DU TEMPS QUI PASSE

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